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Le retour de la mère parfaite #perfectmama

siphra «Avez-vous pensé à acheter du quinoa pour ce soir? Non pas vraiment, ai-je rétorqué un brin agacée à ma nounou. Par contre, vous trouverez des pâtes dans le placard et des chemises à repasser… merci!» La mère parfaite? Parlons-en! En observant cet été deux futures mamans folâtrer sur leurs transats, une méthode d’anglais audio collée sur leurs ventres rebondis, je me suis dit que nous étions vraiment plongés dans une drôle d’époque. Réseaux sociaux, articles récurrents sur la définition de la «bonne mère», images de réussites matrones… Les allégories de la mère parfaite ne manquent pas. «Réussir son enfant» est apparemment devenu une obligation et la barre est mise toujours plus haut… Dès la maternité, la course est lancée. Comment accoucher sans douleur, allaiter sans soucis, tout en reprenant le travail avec une ligne à faire pâlir d’envie un mannequin de 20 piges... Et ça ne fait que commencer! Une fois débarqué, l’enfant doit savoir parler trois langues avant ses 6 ans, pratiquer le piano, le judo et le tir à l’arc (en compétition, évidemment), tout en étant bien entendu «meilleur» que le fils de la voisine. On n’oublie pas de l’exposer via moult posts idylliques sur les réseaux sociaux et, ainsi exhibé, l’enfant devient le garant de la réussite et du bonheur (tout relatif) de ses parents. Drôle d’époque ou coup de vieux? Je ne saurais vous dire… Aussi, pour éviter de répondre à la question, changeons de cap en cette rentrée et promettons-nous de ne pas réprimander nos petits s’ils ne maîtrisent toujours pas le mandarin d’ici à Noël. Essayons plutôt de nous inspirer des dissipés venus égayer les pages de ce numéro consacré à l’art et aux plus belles success-stories. Zoom sur l’énigmatique Peter Marino, l’architecte star dont l’extravagance n’a d’égale que sa créativité, tout comme pour le talentueux Albert Dupontel. Deux self-made-men pour qui tout n’était pas gagné… à l’image du fantasme de la Bavaroise parfaite de la photographe Ellen von Unwerth. D’autres portraits encore, comme on les aime à Trajectoire, vous raviront en ce début d’automne, preuve que les destins exemplaires existent aussi pour ceux qui n’ont pas été biberonnés au quinoa bio… Non, pas besoin d’être parfait pour être exceptionnel. «Je suis une mère imparfaite. Les mères parfaites n’ont pas encore d’enfant.» So, love it! Siphra M.

Trajectoire N° 121

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1992 – 2017 Un quart de siècle d’interviews, de rencontres et autres opinions. Des sujets éclectiques et instructifs mettant en lumière les artisans d’un savoir-faire à travers les différentes rubriques: de la mode, du design, de l’art, de la culture, de l’économie et de la finance, de l’horlogerie, de la joaillerie, de la beauté et bien d’autres encore.

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