5 minutes avec Arabella Steinbacher

A 3 ans, Arabella tenait déjà un violon entre les mains. Aujourd’hui, elle se produit dans les plus grandes salles du monde. Rencontre cet été, à l’issue d’un de ses concerts au Verbier Festival, avec une belle et touchante musicienne.

Interview Siphra Moine-Woerlen | Photo Alec Verlin

Votre mère était chanteuse, votre père coach vocal et pianiste. Pourquoi le violon ?
Mes parents ont voulu m’offrir un instrument… Ce fut un violon ! J’ai au départ trouvé que c’était le jouet idéal, puis c’est devenu mon instrument… C’est aussi simple que cela.

Les critiques saluent toujours et encore votre virtuosité. Est-ce un don ou beaucoup de travail ?
Ce fut un don au départ. Mais au-delà de celui-ci, j’ai pu exprimer une passion. Baignant dans la musique, c’était naturel de jouer d’un instrument et de le travailler. Aujourd’hui, ce qui m’importe le plus, c’est de faire aimer ma musique aux personnes qui se déplacent pour l’entendre, en faisant passer des émotions.

Justement, à l’issue de votre concert, le public était saisi. On vous voyait vivre votre musique…
Je suis tellement excitée à l’idée de jouer et de me retrouver sur scène que, quand je ressens une belle énergie du public et de l’atmosphère, ça me transporte et j’oublie tout simplement le reste.

Comment trouvez-vous votre propre chemin dans l’interprétation ?
En ayant le courage de me laisser aller, ce qui est souvent la chose la plus difficile. J’essaie de ne pas être troublée par ce qui m’entoure mais plutôt de prendre des risques. D’ailleurs, quand quelque chose d’inattendu vient de l’orchestre, j’essaie d’y répondre spontanément.

Combien d’heures par jour travaillez-vous ?
Je joue tous les jours, sauf deux semaines par an quand je prends des vacances ! Lorsque je prépare un nouveau programme, je travaille deux à trois heures ; quand je voyage, j’ai à peine une heure pour me dégourdir les doigts !

Comment arrivez-vous à vivre cette vie de saltimbanque ?
J’apprends à connaître mes limites et à garder du temps pour moi. Je fais du sport quotidiennement, du yoga et de la méditation… Ce qui me permet d’ailleurs de contrôler mon trac !

Une vie en dehors de la musique ?
Oui… des concerts de jazz live !

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A propos de l'auteur

Siphra Moine-Woerlen