Le proverbe chinois « fais de ton métier ta passion, et tu n’auras jamais l’impression de travailler » lui sied à merveille. Le directeur général aux commandes du Grand Hotel Kempinski Geneva depuis bientôt quatre ans, est un véritable passionné. Rencontre, le temps d’un thé, avec un hôtelier chaleureux, devenu le plus grand employeur et représentant le plus gros chiffre d’affaires de l’industrie hôtelière suisse.

Un premier constat sur vos objectifs réalisés ?
Quand on vient au Grand Kempinski, on vient pour s’y évader. Nous faisons notre maximum pour que l’hôtel soit bien plus qu’un lieu où simplement dormir. Entre le spa – véritable oasis de bien-être en pleine ville –, les galeries – dans lesquelles les marques de luxe se fondent en toute discrétion –, le théâtre – aux spectacles éclectiques –, les restaurants – entre le chef Yann Lohez et le chef italien Marcello Salvatore, il y a de quoi satisfaire les palais les plus fins – et, enfin, les chambres – la plupart offrant une vue spectaculaire sur le lac –, nous sommes devenu une véritable destination en soi. Nos hôtes se sentent à la maison et ont tout à portée de main. Notre objectif est
de maintenir cette belle cohésion et, surtout, de continuer à gâter nos clients…

Alors, un trait de caractère dominant pour diriger vos équipes ?
[ Je n’ai pas le temps de terminer la question qu’il me répond avec un grand sourire… ]
Fonceur, engagé et passionné !

Qu’est-ce qui vous agace facilement dans la vie de tous les jours ?
Des fautes de comportement et d’attitude, notre métier ne le permet pas.
Je suis très attaché aux valeurs, à la droiture et au respect de l’autre.

Au contraire, pour quelle faute avez-vous le plus d’indulgence ?
Je dirais la faute « technique », celle que l’on n’a vraiment pas voulu faire…

Vos regrets ?
Dans une autre vie, j’aurais vraiment voulu être diplomate ou ambassadeur…
Ça doit être mon côté pacifiste et rassembleur !

Vos passions avouables ou non ?
Rien de très original pour un homme : j’adore les montres – j’en possède une quarantaine – et le vin, que je collectionne depuis des années.

Votre ville préférée, le temps d’un week-end ?
Sans conteste, Paris. J’essaie de m’y échapper de temps en temps.

Enfin, pour vous, le comble du luxe ?
Sans hésitation, pouvoir choisir. Choisir ce que l’on veut faire. —

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A propos de l'auteur

Siphra Moine-Woerlen