Pour lʼédition CAMERA CAMERA 2017, Analix Forever investit l’espace de la chambre des époux ARNOLFINI (revisité par Mathieu Mercier) et, pour leur rendre hommage, présente le portrait saisissant de lʼartiste britannique Jeanine Woollard, The Arnolfini Wedding. Depuis toujours, lʼartiste se réfère, dans ses travaux, aux grandes œuvres et aux mythes du passé, de Roméo et Juliette de Shakespeare, à la Vénus au Miroir de Diego Velasquez, jusqu’au peintre flamand Jan Van Eyck.

L’atmosphère flamande – et baroque – est aussi présente dans la chambre grâce aux lampes hybrides de Marie Hendriks, entre poupées précieuses et lumières d’antan. L’artiste hollandaise présente également deux vidéos : Et si les rêves Flamands rapetissaient… ? et ZzZ, vidéos dans lesquelles la réalité est transfigurée par des mécanismes empreints de littérature fantastique où les beaux rêves de lʼenfance se mélangent à lʼeffroi. Des émotions similaires sont éprouvées, évoquées et transmises par Jean Michel Pancin quand il décide de faire travailler la mémoire de son corps en rechaussant ses patins à glace quʼil avait dû mettre de côté vingt ans plus tôt pour des raisons médicales. Dans sa vidéo U000+U001, lʼartiste nous raconte son histoire intime de vie… Et quel meilleur cadre que celle d’une chambre d’hôtel pour montrer l’intime ?

La chambre encore : les couvertures de Guendalina Salini deviennent des planisphères et réchauffent nos regards si ce nʼest nos corps pendant que nous découvrons Le Citta Invisibili, une vidéo qui nous montre des gens, perdus ou réfugiés, à la recherche d’une terre dʼaccueil, dʼutopie et dʼeux-mêmes. Réalisée dans le Sud de lʼItalie, Le Citta Invisibili nous parlent aussi de Nice, par ses questionnements implicites : comment habiter le monde ? Comment« faire maison » tous ensemble, notamment autour de la Méditerranée ?

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