Sur fond de coucher de soleil pourpre, Phuket, dans le sud de la Thaïlande, est l’île paradisiaque telle qu’on la rêve en Occident. Ses cocotiers profilent leurs silhouettes élancées sur des plages immaculées de sable fin… Bienvenue dans un autre monde.

Reportage Patrick Galan

Des atolls de calcaire de la baie de Phang Nga (le rocher de James Bond) toute proche aux îles Phi Phi – véritable aubaine pour les plongeurs avec leurs superbes récifs de corail –, la nature est époustouflante. Des tortues géantes déposent leurs œufs sur une des rives nacrées de Phuket, tandis que les nids des salanganes, avec lesquels est préparée la fameuse soupe aux nids d’oiseaux, sont recueillis sur ses falaises. Sur cette île de la mer d’Andaman qui a su conserver son charme originel, l’homme et la nature vivent encore en une paisible harmonie. Restée pendant des décennies le sanctuaire secret des Thaïlandais aisés en quête de détente, l’île est aujourd’hui reliée au continent par le pont Sarrasin au nord et s’étend sur près de 50 kilomètres pour une vingtaine de kilomètres de large.

la «Perle du Sud»
La légende raconte que les perles d’une beauté parfaite possèdent les vertus d’un talisman. Il semble que, pour l’île de Phuket, ce vieil adage soit une confirmation, tant ses attributs traditionnels, tels les minéraux, l’ambre gris, l’étain ou les perles naturelles que l’on trouve au large de ses côtes, s’ajoutent à tous les trésors recherchés par les touristes. A l’aube et au crépuscule, quand l’air est silencieux, la magie de Phuket se révèle. Le visiteur apercevra peut-être l’un de ces pêcheurs solitaires de Koy Pannyi se détachant dans la lumière étonnante d’un ciel pourpre. Le panorama est alors éthéré, presque psychédélique, comme nulle part ailleurs. La formation géologique de l’île est stupéfiante. Erodées pendant des milliers d’années, les terres calcaires et granitiques qui jadis formaient une masse continue ne sont plus qu’une succession d’amas de rochers, de grottes, de pitons et d’îles torturées. Vus de la mer, les paysages évoquent un fascinant et inaccessible pays des merveilles.

En Symbiose avec la nature
Lorsque les premiers Européens arrivèrent sur l’île, voilà trois cents ans, les indigènes à peau brune étaient alors des Thaïs originaires de Birmanie. Dotés d’un caractère naturellement doux, les Thaïs sont portés vers les occupations rurales et, préférant un rythme de vie plus détendu, ils laissent volontiers à leurs cousins chinois les activités citadines. En parfaite symbiose avec la nature, ils habitent de jolies maisons construites sur pilotis, éparses au milieu des plantations, ou le long du littoral s’ils sont pêcheurs. Ils y font régner une grande propreté, élément essentiel de la vie pour un bon bouddhiste. Habituellement construites en bois et recouvertes du toit de chaume fait de palmes de nippa (aujourd’hui trop fréquemment remplacées par les tôles ondulées, ce fléau du tiers-monde !), les maisons thaïes sont surélevées au-dessus d’un jardin, d’un terrain de jeux et parfois même du lieu de travail.

Une vie de moine
Le temple thaï, le wat, tient un rôle important dans la vie du Thaïlandais. Bien que celui-ci ne soit pas tenu de s’y rendre régulièrement, contrairement aux principes d’autres religions, il y trouve un refuge spirituel, ouvert à tous, toujours propice à une tranquille réflexion et à la méditation. Le bouddhisme est transmis aux jeunes autant par l’éducation parentale que par l’enseignement scolaire, et une vie est toujours marquée par un séjour dans un des 29 wats de Phuket, où le bouddhiste se retire pour une durée d’une semaine à six mois. Là, il s’y instruit et y médite, se consacre à l’étude des écritures et adopte l’habit des moines.

De Genève à Phuket avec Emirates

Emirates, l’une des compagnies aériennes les plus réputées et dynamiques, a déjà obtenu plus de 400 prix internationaux d’excellence depuis son lancement en 1985. Basée à Dubaï, elle appartient au groupe Emirates, l’un des plus importants fournisseurs de services aériens à l’échelle mondiale, qui réalise un chiffre d’affaires d’environ 20 milliards de dollars avec 50’000 employés. Emirates dessert la Suisse depuis 1992, et relie ainsi Genève et Zurich, via Dubaï, à 149 destinations dans plus de 81 pays sur les six continents, les deux vols quotidiens depuis Zurich étant effectués
avec le fameux A380.
Depuis le 1er décembre 2015, la compagnie propose deux vols par jour entre Dubaï et Phuket en partage de code avec Bangkok Airways, ce qui permet une connexion facilitée entre les différentes destinations d’Asie du Sud-Est, pour le plus grand plaisir des amateurs de soleil et de plages. Juerg Mueller, Country Manager Switzerland de la compagnie, commente : « Cette augmentation de liaisons est une réponse à la demande grandissante de nos clients suisses. Elle offrira plus de flexibilité aux voyageurs en direction du sud de la Thaïlande. Par ailleurs, l’actuelle expansion de l’Aéroport international de Phuket a pour objectif de doubler les capacités de l’aéroport. Donc, en offrant plus de vols sur Phuket, nous avons la possibilité de soutenir la mobilité locale et également le secteur des voyages et du tourisme thaïlandais. »
Un vol à bord de l’un des 75 A380 d’Emirates est toujours une parenthèse d’exception lors d’un voyage. Des suites privées et espaces spa avec douche en Première Classe aux sièges-lits en Classe Affaires, de l’éclairage personnalisé et l’espace supplémentaire en Classe Economique à la restauration à bord sur demande, en passant par la connexion wi-fi disponible dans tout l’appareil, l’A380 d’Emirates est ce qu’il y a de plus proche d’un jet privé. Et je ne vous parle pas de la gastronomie! Avec le menu exclusif Healthy Options, des repas à plusieurs plats et des offres adaptées aux enfants, le choix proposé est infini. Des chefs de renom international conçoivent des plats représentant différentes régions du monde et les préparent avec des ingrédients locaux. Le sommelier choisit des vins spécialement adaptés aux rigueurs des voyages aériens. Grâce aux services spéciaux en Première Classe tels que le thé et les hors-d’œuvre dans les salons à bord, vous pourrez satisfaire toutes vos envies culinaires pendant votre voyage. Et comme dirait une compagnie célèbre : « Vous serez si bien que vous voudrez rester à bord. »

www.emirates.com/ch

Comme ses maîtres, il se lèvera avant l’aube et parcourra les routes, portant le traditionnel bol d’argile sombre destiné à recevoir les offrandes des habitants, un moine n’ayant pas le droit de cuisiner ni d’acheter de la nourriture. C’est un spectacle familier que de voir de petits moinillons au crâne rasé, drapés dans leur robe couleur safran, attendant les dons les yeux baissés, sur le pas des maisons, des hôtels ou des magasins.

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Une activité nocturne débridée
Lorsque les moines ont retrouvé leur wat, Phuket se consacre à sa vie nocturne. Certains visiteurs pourront même être choqués par les nuits sulfureuses de Patong, centre névralgique des centaines de bars à entraîneuses et des discothèques, où la clientèle féminine est bien plus nombreuse que la gent masculine. Si Phuket est aujourd’hui la principale destination touristique de la Thaïlande, elle n’est précédée que par Pattaya pour ce qui concerne le tourisme sexuel. Si vous souhaitez voir de belles créatures en tenues légères ou de magnifique ladyboys, c’est à Bangla Road que vous trouverez probablement votre bonheur. Mais attention, sous leurs airs de folles gentilles, les katoyes ne sont pas toutes des enfants de cœur et il y a un fort taux de délinquance dans la prostitution. Pour des soirées plus relax et lounge, les régions de Kata, Surin ou Kamala sont l’antithèse de Patong l’extravagante. Enfin, pour dénicher les lieux fréquentés par les locaux, c’est à Phuket Town qu’il faudra vous rendre, et plus particulièrement dans le vieux Chinatown. Vous y découvrirez de nombreux bars, pubs et boîtes de nuit, et même un bowling, où l’ambiance est beaucoup plus sage que dans les quartiers chauds.

Des hôtels luxueux…
Ce qui est sage et élégant, en revanche, c’est le grand choix et la qualité de l’hôtellerie haut de gamme à Phuket. Si vous choisissez le bien-être, l’harmonie et la relaxation, notre préférence va au Point Yamu by COMO. Situé sur le cap Yamu, une péninsule paisible sur la côte est de l’île et à vingt minutes de l’aéroport, l’hôtel surplombe la mer d’Andaman et les karsts calcaires de la baie de Phang Nga. Sa réalisation a été confiée à Paola Navone, une designer italienne très prisée. Le résultat est bluffant: la piscine à débordement longue de 100 mètres est impressionnante et la décoration contemporaine thaïlandaise dans les tons de bleu et blanc confère aux chambres et villas une touche chic aux lignes épurées. Le COMO Shambhala Retreat propose des thérapies alliant la science moderne à d’anciennes méthodes curatives, afin d’apporter un équilibre mental, physique et spirituel. Le seul petit inconvénient du lieu réside dans le fait que l’endroit n’est pas propice à la baignade dans cette partie de l’île, où les plages sont étroites, voire inexistantes.

… et quelques plages sublimes
Au sud et à l’ouest, et même s’il faut se méfier des vagues en basse saison, Phuket collectionne quelques-unes des plus belles plages d’Asie. Bang Tao Beach, par exemple, s’étire en forme de croissant sur 8 kilomètres. Plus loin, Layan Beach bénéficie d’un paysage magnifique qui semble sortir tout droit d’un autre temps car, curieusement, les dernières rizières de Phuket ainsi que des champs humides où vaquent quelques buffles locaux s’étendent le long du rivage. Si vous cherchez un coin préservé du tourisme de masse et alliant beauté et tranquillité, c’est à Naithon Beach qu’il faut aller, sans oublier notre coup de cœur, Nai Harn Beach, entourée de collines verdoyantes, à la pointe sud. Mais nous vous laisserons le bonheur de la découvrir sans nous… —

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A propos de l'auteur

Patrick Galan
Globe-trotter

Véritable globe-trotter, Patrick Galan sillonne le monde à la recherche de perles rares pour vous donner des envies d’évasion. Quand un avion décolle, il n'est jamais très loin...