Par Andrea Machalova | Photos Vincent Peters

Michael Fastbender © Vincent PetersA 38 ans, Michael Fassbender fait partie de ces acteurs découverts sur le tard, que la grosse machine hollywoodienne ne lâchera pas avant d’en avoir extrait tout le jus. Surtout lorsque celui-ci est addictif. Fascinant dans son rôle du roi sanguinaire dans Macbeth, l’acteur germano-irlandais revient en janvier dans un tout autre registre. Il enfile le col roulé et les jeans délavés de l’énigmatique inventeur du Mac, Steve Jobs. Trois ans après 12 Years a Slave, Michael Fassbender pourrait à nouveau être le favori dans la course aux Oscars. Ado, il ne rêve pourtant pas de tapis rouges, mais de salles de concerts. Il aspire à devenir guitariste dans un groupe de heavy metal. Ce n’est qu’à 17 ans qu’il découvre le théâtre et son talent de comédien. Il part à Londres étudier au Drama Centre London, avant d’intégrer la troupe de l’Oxford Stage Company. Il apparaît à l’écran pour la première fois en 2001, dans la série Band of Brothers, produite par Tom Hanks et Steven Spielberg. Mais le succès se fait attendre. Fraîchement débarqué à Los Angeles, Michael a du mal à gérer le stress et l’enjeu des auditions. Il est mauvais, il perd pied et décide de rentrer. « J’ai bien songé à me reconvertir, mais hormis la préparation de cocktails, je n’ai guère de talents. » En 2007, la rencontre avec Steve McQueen change le cours de sa vie. Ensemble, ils tournent Hunger, pour lequel Michael perd près de 20 kilos. Il y incarne Bobby Sands, un prisonnier de l’IRA qui, en signe de protestation, entame une grève de la faim. Le film est sélectionné à Cannes, d’où Steve McQueen repart avec la Caméra d’or, avant de remettre le couvert en 2011 avec Shame. Depuis, « Fassy » tourne avec Quentin Tarantino, Ridley Scott et David Cronenberg, en passant par des grosses franchises comme X-Men. Fin 2016, il sera à l’affiche de X-Men : Apocalypse et de Assassin’s Creed, de quoi clôturer l’année en beauté. Il garde toutefois les pieds sur terre : « Si le succès m’était arrivé dix ans plus tôt, j’aurais probablement succombé à tout son excès. Aujourd’hui, je savoure ma chance, mais je reste sur le qui-vive. S’il m’arrive de merder, ce n’est jamais par paresse. » —

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Andrea Machalova
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