Le saucier nous a reçus au sein du Pavillon Ledoyen. Table exclusive à l’abri des regards dans les cuisines: on y déguste ce soir-là des mariages parfaits entre champagnes Grand Vintage Collection de la maison Moët & Chandon et des plats du grand chef triplement étoilé aux 18 établissements. Du grand art.

Une chose que vous détestez chez les autres ? Je ne déteste rien, chez personne.

Une chose que vous détestez chez vous ? Je déteste vieillir.

La première fois que vous êtes tombé amoureux ? J’ai été amoureux très tôt. Mon premier amour a été France Gall à la TV; j’étais fasciné par cette femme pleine d’énergie.

Une chose que vous vous interdisez ? Le pain, en général. J’ai arrêté d’en manger et j’ai maigri de 10 kg.

Une activité que vous aimeriez faire plus souvent ? Prendre le temps.

Qu’aimeriez-vous faire en ce moment ? Etre avec mes potes et boire un canon.

Le meilleur conseil que l’on vous ait donné ? On a une devise chez les Alléno (de Saint Aloüarn): «Un conseil est bon en tout temps.»

Le pire ? Je pense que la vie vous apprend de vos erreurs. Il faut accepter les conneries que vous faites, les assumer. J’essaie d’être meilleur au sens humain.

Votre principal trait de caractère ? Je pense que je suis un généreux. Je suis aussi un guerrier, car quand on grandit en banlieue, avec un environnement difficile, on est forcément un warrior. Je crois qu’il arrivera un moment où je ne serai plus dans un combat et que je serai serein et apaisé. Et je pense être de moins en moins con. C’est une interview fin de soirée ! (Rires.)

Votre devise ? Le mot d’ordre, c’est vraiment de se faire plaisir et de faire plaisir aux autres.

Etes-vous croyant ? Oui.

Un cadeau que vous aimeriez recevoir ? J’ai tout. Franchement, j’ai tout, je n’ai besoin de rien.

Un remède anti-stress ? Le travail.

Un péché mignon ? Je n’en ai pas vraiment… Peut-être l’art contemporain? L’Italie, la beauté, l’amour, le partage, l’amitié…

Un ennemi ? Il est mort.

Votre casting idéal pour un dîner ? Auguste Escoffier, Jean Delaveyne, Paul Bocuse, Joël Robuchon. J’aimerais prendre le temps de leur poser des questions sur ce que je n’arrive pas à faire en cuisine… ils sont partis trop tôt.

Finissez la phrase «j’aurais aimé être…». Ce que je suis. Franchement, je kiffe ma vie, mon époque, mes collaborateurs. J’ai beaucoup de chance, je ne manque de rien, j’ai tout. J’ai une femme formidable, j’ai des enfants incroyables, j’ai une maison de malade, j’ai une cave à vin incroyable. Je ne peux pas me plaindre. Ce que j’ai reçu, ce que la vie m’a donné est incroyable.

Votre monde connecté ? Les portables nous rendent fous. D’ailleurs mon premier smartphone m’a coûté un mariage. Je ne déconnectais jamais de la réalité du boulot. Cette technologie vous rapproche du monde et vous éloigne de vos proches.

Le mot de la fin ? Le risotto à la truffe blanche qui nous attend avec nos copains Meilleurs Ouvriers de France.

A propos de l'auteur

Manon Voland