Clive Owen est comme le vin, il se bonifie avec l’âge. A 50 ans, stature imposante et chevelure poivre et sel, il n’a jamais été aussi convoité: il est à l’affiche d’une série qui cartonne et également ambassadeur de la marque horlogère Jaeger-LeCoultre. Rencontre avec un homme sur lequel le temps ne semble pas avoir de  prise.

Votre carrière a commencé sur le petit écran il y a vingt-cinq ans. Vous êtes aujourd’hui de retour à la télévision, qu’est-ce qui a changé depuis vos débuts?
La manière dont les gens regardent la télévision. Au début des années 1990, il n’y avait que quatre chaînes qui diffusaient des séries. Chacune avait son impact et on attendait avec impatience la sortie du nouvel épisode. Aujourd’hui, les gens préfèrent acheter le coffret et regarder la saison en quelques jours.

Dans The Knick, vous interprétez un chirurgien avant-gardiste et sans scrupules. Comment entrez-vous dans ce personnage?
C’est très excitant et difficile à la fois! Le docteur Thackery est quelqu’un de brillant, certes, mais il est complètement imprévisible. C’est un réel défi de jouer ce rôle.

Clive Owen dans la peau du  docteur Thackery dans The Knick.

Depuis peu, de nombreuses stars de cinéma se mettent à jouer dans des séries. Pourquoi cet engouement soudain?
Je pense que, ce qui a changé, c’est qu’on a d’excellents scenarii dans l’industrie de la télévision en ce moment. On y a moins les mains liées, on nous laisse davantage prendre des risques. C’est très excitant de construire l’histoire et la personnalité de son personnage au fil des épisodes.

Qu’est-ce qui vous décide à accepter un projet?
Le plus important pour moi est la qualité du scénario et le nom du réalisateur.

Récemment, vous avez joué dans Last Knights, où vous donnez la réplique à Morgan Freeman. Comment est-il?
Morgan Freeman est un excellent acteur et un homme génial. Il fait partie de ces acteurs qui, quel que soit le rôle, sont toujours crédibles. Quelqu’un de vraiment exceptionnel.

Cet automne, vous jouerez à Broadway dans une pièce de Harold Pinter. Excité ou angoissé?
Je suis à la fois excité et nerveux, car cela fait longtemps que je ne suis pas monté sur les planches. J’ai toujours aimé le théâtre – j’ai d’ailleurs étudié à l’Académie royale des arts dramatiques de Londres –, mais je n’ai pas joué dans une pièce depuis si longtemps! J’y pensais depuis un moment lorsque la proposition est tombée… C’est un texte excellent, avec de super rôles.

Avec tous ces projets, réussissez-vous à passer du temps avec votre famille?
Ma famille me rejoint sur le tournage lorsque c’est possible. C’est difficile d’être loin, mais j’essaie de faire de mon mieux pour passer autant de temps à leur côté que loin d’eux.

Quel genre de père êtes-vous?
Lorsque je ne travaille pas, je passe tout le temps possible avec mes enfants. C’est extrêmement important à mes yeux.

Avez-vous peur de vieillir?
Non, je n’ai pas peur de vieillir. Etre acteur permet de jouer des rôles à tout âge. C’est ce qui rend notre métier exceptionnel.Clive Owen

Un film dans lequel vous aimeriez jouer?
Je suis très content des films que j’ai faits. Etre un acteur, c’est ne jamais savoir ce que le monde va vous offrir. J’aime me laisser surprendre, c’est incroyable!

Le temps est précieux, est-ce pour garder un œil dessus que vous êtes devenu ambassadeur de Jaeger-LeCoultre?
J’ai toujours aimé Jaeger-LeCoultre. Je portais leurs créations bien avant d’avoir commencé à collaborer avec la marque. J’admire le savoir-faire des horlogers et la qualité des montres qu’ils produisent.

Votre garde-temps préféré?
En ce moment, ma montre préférée est la Master Grande Tradition à Tourbillon en platinum.

A propos de l'auteur

Andrea Machalova
Grande chineuse

Andrea déniche les bons plans dans le dédale de ruelles genevoises comme d’ailleurs et distille les news culture, mode et design pour partager le meilleur sur le web.