BOK_le_meme_cielContre tempo

A la Villa Ombrosa, les heures se dilatent sous les suintements et les langueurs d’un été embrasé. Tessa, qui souffre du mal de vieillir, y organise des fêtes à tout-va, histoire de faire un pied-de-nez au temps ravageur, celui qui délite jeunesse et beauté, tandis que Nils, son compagnon, combine des mots jubilatoires et se désaltère de verres consolateurs. Pour Line, leur gamine de fille tout juste sortie de l’enfance, c’est l’heure du feu d’artifice, avec ses gerbes de promesses et de possibles. Quant à Tom, le petit homme de la famille, s’il ne se livre à ses jeux aventureux, il égrène sans se lasser des questions extraordinaires ayant le don d’hébéter ceux censés lui répondre. Près d’eux, de l’autre côté de la haie, Lupe, un croqueur de nymphéas et de jeunes filles en fleur, flanqué d’un chien débonnaire ne songeant lui, après tout, qu’à se la couler douce. Lors d’une énième fête, une fille inconnue de tous (vraiment ?) se volatilise. Au sein de ce microcosme, sa disparition ravive des maux soudés à des absences dérobées, par trop douloureuses, qui ont semé avec elles leur lot d’incurables. Jusqu’à ce que surgisse une forme de libération inattendue, peut-être des plus salutaires.

Le Même Ciel
Ludivine Ribeiro, éd. JC Lattès, 295 p.

 …

BOK_mademoiselle_haas BOK_l_etoile_d_argent BOK_montecristo

Eclat de femmes

De jeunes Françaises, entre 1935 et 1941. Fraîches, émancipées, laborieuses, elles portent le même nom: Mademoiselle Haas. Unies par leur condition féminine, leurs rêves et leurs espérances en ces années de trouble et de chaos, elles sont nos aïeules. Des fragments de vies évoqués avec joliesse, où l’élan narratif épouse à merveille l’individualité de ces femmes ignorées, révélées enfin au grand jour.

Mademoiselle Haas
Michèle Audin, éd. L’Arbalète/Gallimard, 188 p.

Sœurs la fronde

Gentiment délaissées par leur mère, une sorte d’artiste follette un brin mytho, les jeunes et dégourdies Bean et Liz se rendent cahin-caha chez leur oncle, lequel demeure dans une petite ville appauvrie en Virginie. Les vrais vilains ennuis commenceraient-ils lorsque, soucieuses de gagner quelques dollars, elles se feront engager par Maddox, le type le plus despotique et procédurier de la bourgade?

L’étoile d’argent
Jeannette Walls, éd. Robert Laffont, 346 p.

Cash flow

Brand, reporter vidéo, rêve de tourner le film qui végète dans sa tête depuis des lustres. Le jour où il détient deux authentiques billets de 100 francs marqués du même numéro, chose impossible en soi, la mutation s’opère. Il rencontre l’affolante Marina, un scandale financier inouï tombe entre ses mains et, comble de fortune, son projet de long-métrage trouve preneur. Trop vrai pour être beau?

Montecristo
Martin Suter, éd. Christian Bourgois, 335 p.

Ce contenu a été rédigé par Publié dans  ART DE VIVRE & ÉVASION par , Mots-clés:

A propos de l'auteur

Christine Brumm
Buveuse de mots

Buveuse de mots jamais désaltérée, Christine Brumm sélectionne pour la page littérature de Trajectoire les meilleurs crus du moment: elle les absorbe, les presse amoureusement, histoire de proposer un condensé pur jus.