Redonner vie aux objets, c’est le défi de Marion Catusse, une artiste française de 23 ans, exposée à la galerie Rivoli jusqu’au 17 mars. En s’inspirant de l’infiniment petit, elle crée des cellules imaginaires qu’elle insère ensuite sur divers supports comme les os ou les coquillages.

Marion Catusse, Les enfants perdus

« Je crée des cellules imaginaires : je pars du principe que le microscopique c’est ce que l’on ne voit pas, c’est mon univers que j’invente. Je viens ensuite insérer ces cellules, par inclusion dans la résine, sur les pierres et dans les failles des objets, pour leur redonner une seconde vie. » Ses cellules, entre taches de peinture et réactions chimiques, figent le mouvement de la matière en des formes étrangement organiques. Le procédé inventé par l’artiste échappe à l’intentionnalité du geste, les formes s’organisent en effet suivant la réaction des matériaux.

Donner vie à la matière organique morte
C’est à l’occasion d’une collaboration avec le Muséum national d’Histoire naturelle à Paris que Marion Catusse commence à travailler avec des ossements. Une série de pièces présente des crânes d’animaux et autres os sur lesquels sont déposées les cellules, formes colorées, contrastant visuellement avec l’aspect monochrome et blanchâtre qui les accueille. C’est l’enchaînement des phénomènes chimiques qui fait évoluer l’œuvre indépendamment de tout contrôle qu’elle recherche. « Je colonise l’organique « mort » et lui redonne vie à travers mon univers plastique », conclut l’artiste dont le travail est à découvrir jusqu’au 17 mars à la galerie Rivoli à Genève.

Marion Catusse, Coquillages


Marion Catusse, Les enfants perdusGalerie Rivoli

Rue de l’Arquebuse 14
1204 Genève
rivoli.ch

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A propos de l'auteur

Andrea Machalova
Grande chineuse

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