Brad Pitt et Angelina Jolie, c’est fini, terminé ! A l’instar de nombreux autres couples célèbres avant eux, ils réjouissent ainsi des personnes au business – parfois juteux – basé sur le malheur des autres…

Par Julie Masson

Ils formaient THE couple du showbiz. De tous les galas, en une de tous les magazines de potins chaque semaine ou presque, au top des bousculades de paparazzis… Après douze ans de vie commune et deux ans de mariage, Brad Pitt et Angelina Jolie ont annoncé en septembre dernier leur séparation. Ou plutôt : Madame Angelina Jolie a demandé le divorce, sous prétexte que son play-boy d’époux serait devenu alcoolique et dépendant au cannabis. Et comme il aurait eu une altercation violente avec leur fils aîné, Angie n’a pas tardé à demander la garde exclusive de leurs six enfants, dont elle fait un cheval de bataille. Les ex-Mr. and Mrs. Smith rejoignent ainsi la longue liste des couples célèbres qui ont rompu leur contrat matrimonial, parmi lesquels Richard Gere et Cindy Crawford, Tom Cruise et Nicole Kidman, Johnny Depp et Vanessa Paradis (puis Amber Heard), Monica Bellucci et Vincent Cassel, Brad Pitt (déjà) et Jennifer Aniston, Angelina Jolie (re-déjà) et Jonny Lee Miller puis Billy Bob Thornton (collectionneuse ?), Madonna et Guy Richie, Eva Longoria et Tony Parker ou Heidi Klum et Seal, pour n’en citer que quelques-uns.

C’est que le mariage, à Hollywood, est une valeur moins durable que les étoiles gravées dans le marbre du Walk of Fame.  Les egos surdimensionnés de ces chères stars aux caprices parfois douteux et ridicules n’y sont probablement pas pour rien. Si l’un fait de l’ombre à l’autre, les dents se mettent  à grincer. L’amour oui, mais pas aux dépends de la lumière des projecteurs. Quant aux mœurs légères et affranchies de certains, pour qui le qualificatif « célébrité » semble tout naturellement rimer avec « infidélité », elles ne sont pas étrangères non plus aux ruptures sur commande. Et puis, dans ces vies où tout est facile et où tout s’achète, pourquoi travailler  à sauver un couple ? La tâche demande courage et abnégation, et ne rapporte pas un centime. A quoi bon, il y a tant d’offres sur le marché. Enfin, cerise sur le gâteau, difficile d’appliquer l’adage « pour vivre heureux, vivons caché » dans un pays où les personnalités sont escortées par des cohortes de journaleux assoiffés de scandales dès qu’elles passent  un pas de porte, que ce soit celui de leur maison, d’un hôtel  ou d’un cabinet médical.

Mais revenons à l’intérêt majeur du moment, soit les très célèbres parents de Maddox, Pax, Zahara, Shiloh, Knox et  Vivienne. Pour demander leur garde, Angie s’est tournée vers Laura Wasser, lui enjoignant de se débrouiller pour faire appliquer sa volonté. Car s’il en est une qui a dû se frotter les mains en apprenant la rupture des mythiques Brangelina en une des  tabloïds, c’est l’avocate numéro un d’Hollywood. C’est bien connu, ce qui fait le malheur des uns fait le bonheur des autres. Pendant que les fans se lamentent d’avoir perdu leur couple fétiche, d’autres, porteurs de la toge noire et de l’épitoge blanche, se réjouissent : un divorce à Hollywood, c’est banco pour le compte en banque du diplômé en droit. Et à ce petit jeu-là, Miss  Wasser est reconnue championne toutes catégories. Pour s’offrir ses services, mieux vaut d’ailleurs avoir quelques trésors de guerre : d’après Bloomberg, l’avocate travaille pour  850 dollars de l’heure, avec un dépôt initial de 25’000 dollars au minimum. Faut ce qu’il faut, même si, pour le coup, on ne se fait aucun souci pour les finances de la chère Angelina.

Surnommée « The Disso Queen », soit la reine des séparations, par un certain nombre de publications américaines, l’avocate de 48 ans s’est forgé une réputation de lionne. Sûr que Brad Pitt a dû renverser son verre de whisky en apprenant le nom de la défense de son ex-chérie, tant sa main a dû se mettre à trembler instantanément (bon, la surprise n’a sans doute pas été majeure, Angelina Jolie ayant déjà eu recours au service de la brune à la plastique avantageuse pour régler ses comptes avec Billy Bob Thornton en 2003). Laura Allison Wasser, dont l’acronyme LAW (loi en anglais) est gravé sur ses sacoches en cuir – on ne plaisante pas avec les détails, c’est Hollywood, pas Juan-les-Pins –, diplômée de Berkeley et de la prestigieuse Loyola Law School, n’est nulle autre que la fille de Dennis Wasser, avocat fondateur du cabinet Wasser, Cooperman & Carter, qui a notamment réglé les divorces de Jane Fonda et Clint Eastwood. Si elle a d’abord voulu se lancer dans une carrière vouée à défendre les handicapés, elle a trouvé sa vocation contre-matrimoniale après son propre divorce, à 25 ans. Depuis, Maître Wasser a représenté Ryan Reynolds, Heidi Klum, Kim Kardashian ou, plus récemment, Johnny Depp contre Amber Heard. Et à chaque fois, la moitié déchue a dû allonger les dollars. Tout comme Kevin Federline, Mel Gibson et Arnold Schwarzenegger, qui ont eux aussi méchamment mordu la poussière face à la terreur des prétoires.

Auréolée de tous ces succès, Laura Wasser a fait des divorces de stars un juteux business, qu’elle protège de manière espiègle. Réputée pour sa discrétion, elle fait également du conseil en annonce de rupture, pour permettre à ses clients de tenter d’échapper (un peu) au tourbillon médiatique des friands de scoops (qui, eux aussi, au passage, profitent passionnément des histoires d’amour déchues, qui leur permettent de noircir des kilomètres de papier glacé facilement). Plongée dans le monde du luxe, de la beauté et du pognon depuis sa plus tendre enfance, Laura Wasser, avec ses airs de Teri Hatcher (tiens, encore une star divorcée, une !), se comporte elle-même en héroïne de série américaine. Silhouette altière et entretenue, escarpins plus hauts que longs, vêtements griffés par des créateurs connus, demeure de luxe à Hollywood, adepte de Pilates, elle se plaît à jouer dans la même cour d’école que toutes celles (majoritairement) qu’elle prend sous sa précieuse aile. Mais la guêpe, par contre, n’est pas folle. Depuis son divorce, elle n’a pas remis le couvert, contrairement à d’autres…

Si Hollywood se délecte des histoires de cœur et du reste, entremêlées pour le meilleur (rarement) et pour le pire (souvent), la France n’est pas en reste. La Wasser française se nomme Michèle Cahen. Tailleurs Chanel, talons aiguilles, la «tueuse de maris» a l’élégance dans la peau et une réputation qui n’est plus à faire. Il suffit à une épouse épuisée par les frasques de son mari de prononcer son nom pour que Monsieur rentre illico dans le rang. Cécilia Sarkozy face à Nicolas, c’est elle. Tout comme Elisabeth Depardieu face à Gérard, Delphine Sulitzer face à Paul-Loup, Amanda Bruel face à Patrick ou Marie Sara face à Henri Leconte, dont les amours malheureuses ont contribué à faire bourgeonner son pactole. En 2009, elle déclarait même au Point que, avec la crise, « les célébrités réfléchissent à deux fois » avant de divorcer. Certes.

Des deux côtés de l’Atlantique, les couples déchirés s’octroient donc les services d’avocats talentueux aux notes salées pour tenter de sauvegarder un maximum de fortune. Au diable les sentiments partagés, ne restent que des chiffres alignés sur un papier. Certains, toutefois, doivent concilier avec d’autres enjeux, tellement plus importants, tellement plus innocents. Les Brangelina ont six enfants, qui se retrouvent au cœur d’une bataille parentale qu’ils n’ont pas demandée. Angelina demande la garde exclusive. Brad accepte le divorce pour autant qu’il obtienne une garde partagée. Qu’en pensent les principaux concernés ? Deux des six enfants ont déjà dit qu’ils voulaient vivre avec leur père. Le divorce, star ou pas, n’est pas qu’une question d’argent. —

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