Il y aura du changement dans les mois à venir au Mamco à entendre son nouveau directeur Lionel Bovier, entré en fonction le 4 janvier dernier. Lors de sa première conférence de presse, donnée le mardi 12 janvier, l’historien de l’art de 46 ans a dévoilé ses projets pour le musée en affirmant son souhait de développer des collaborations à l’international.

« Je veux du changement, mais tout en restant dans la continuité de ce qui a été fait par mon prédécesseur », a annoncé Lionel Bovier le 12 janvier lors de sa première conférence de presse en tant que nouveau directeur du Musée d’art moderne et contemporain de Genève. Pas de grands chamboulements donc, ou presque car c’est toute la circulation du musée qui devrait se voir modifiée dès le mois de mai. Exit l’organisation philosophique de Christian Bernard, Lionel Bovier prévoit de créer des circuits thématiques reposants sur des concepts critiques, théoriques ou des mouvements artistiques pour mieux aiguiller le visiteur.

Autre cheval de bataille, améliorer l’accueil physique et digital de celui-ci, de l’entrée à la sortie, lancer des partenariats internationaux avec des musées comme la Serpentine de Londres ou le Stedelijk d’Amsterdam afin de consolider la réputation et le rayonnement du Mamco et encourager des collaborations – pas toujours faciles par le passé – avec des entités locales comme le CAC ou la HEAD dès 2017. Concernant ses premières expositions, qui devraient être visibles à partir de fin mai, le nouveau directeur aimerait redéployer et compléter les collections du musée en comptant sur la générosité de ses mécènes. Il se concentrera tout particulièrement sur l’art contemporain allant de 1965 à nos jours, englobant des mouvements comme l’art minimal et conceptuel, le Fluxus, la poésie concrète et la peinture à l’ère digitale.

Bruno Pélassy, Série des Bestioles, 2001. Les prochaines expos
Mais avant tout ce chamboulement, le Mamco accueille dès le 24 février les trois dernières expositions imaginée par son fondateur et ancien patron Christian Bernard. Jusqu’au 1er mai, on pourra ainsi y découvrir les œuvres d’Emilie Parendeau, lauréate du Prix Culturel Manor 2016. Au 1er étage, elle imagine une mise en scène singulière élaborées à partir d’œuvres emblématiques du Mamco qu’elle se réapproprie. Le 4è, accueillera quant à lui une rétrospective de l’artiste français Bruno Pélassy où seront visibles notamment ses œuvres en mouvement appelées bestioles. Enfin, Once Upon a Time In Forevermore  présentera dans un décor conçu par l’artiste elle-même le travail surréaliste de Marnie Weber, élaboré autour d’une dizaine de ses films. Sans oublier de rappeler la présence du Mamco à la foire Art Genève du 28 au 31 février, avec une mise en scène imaginée par l’artiste Valentin Carron.

Mamco
Rue des Vieux-Grenadiers 10
1205 Genève
www.mamco.ch

crédit photo: © Dominic Büttner/Lunax

A propos de l'auteur

Andrea Machalova
Grande chineuse

Andrea déniche les bons plans dans le dédale de ruelles genevoises comme d’ailleurs et distille les news culture, mode et design pour partager le meilleur sur le web.