Le Chef Dominique Gauthier et Vincent Debergé, directeur et maître de cave, avaient promis de réinvestir les lieux à l’automne et de donner vie à un projet. Dévoilé lundi, le «nouveau» Chat-Botté s’appuie sur les fondamentaux qui font son succès tout en amenant de la modernité, de l’élégance, en résumé une griffe contemporaine.

«Nous nous sommes donnés comme priorité d’offrir une expérience, d’emmener nos clients en voyage et de les surprendre» confie Dominique Gauthier. «Le service y est revisité, l’amour du vin renforcé, la cuisine sublimée» poursuit Vincent Debergé. Ce vent de fraîcheur s’inscrit dans l’évolution du temps – il s’agit de la 4ème transformation du restaurant en cinquante ans. «Nous sommes dans le sur-mesure et non dans la rupture, la volonté étant de garder l’esprit de notre Maison qui célèbre ses 150 ans cette année» rappelle Alexandre Nickbarte, CEO et représentant de la 5ème génération propriétaire.
Dominique Gauthier Vincent DabergéPour l’amour du vin
Dès l’entrée, l’«avant-cène» donne lieu à un double salon bibliothèque au cœur duquel trône un pavillon-tonnelle inédit. A l’heure de l’apéritif, le sommelier y présente une sélection de 3-4 Champagnes ainsi que d’une dizaine de vins blancs et autant de vins rouges à températures. Dans le nouveau Chat-Botté, les accords mets-vins au verre sont ainsi valorisés en complément de la carte qui propose une collection de crus en cave parmi les plus exceptionnels. Sur le côté, une vitrine offrant un large choix de digestifs complète la palette du sommelier au moment du pouce-café.

Chat BottéUne salle haute et un salon privé
Trois marches plus loin, le restaurant, lumineux, s’articule en deux espaces. Onze tables rondes espacées favorisant une certaine culture de la discrétion totalisent 55 places et un salon privé permet de servir jusqu’à dix-huit couverts. Clarté et transparence font écho au style sobre et épuré.

 

Chat BottéTons chauds et couleurs vives
Dominé par les tons ivoire et taupe, le nouveau Chat-Botté ose cependant la couleur. Dans l’assiette tout d’abord, disposée sur des tables sobres nappées blanches se construisant au fur et à mesure du service. Chaque plat a sa vaisselle, chaque assiette est différente. 2’000 pièces exclusives, signées Hering Berlin, participent à la créativité du Chef et contribuent à surprendre. Une vaisselle plébiscitée pour sa capacité à mettre en valeur la présentation et les couleurs, tel l’artiste peintre oeuvrant sur une toile blanche. Verrerie et couteaux aussi ont été soigneusement sélectionnés par Dominique Gauthier et Vincent Debergé, en parfaite entente. Lustres verts et bergères auburn contrastent quant à eux dans le décor feutré sans heurter. Les matériaux choisis enfin font place belle au bois, à la pierre, au bronze et au cuir jusque dans les niches à recharge pour téléphones portables et les portes-sacs ou les tables signatures créées sur mesure en palissandre, chêne et laiton bronzé.

Un service qui s’adapte aux nouveaux codes sans y céder
«Si la cravate a été abandonnée pour les chefs et commis de rang, les boutons de manchette restent de rigueur. Point d’uniformes, mais des costumes couleur «bleu nuit» avec en toile de fond des chemises et chemisiers blancs nacrés» précise Ivan Rivier, directeur général de Beau-Rivage. A mentionner que la notion de service à Beau-Rivage commence dès son arrivée par un service de voiturier.

Une cuisine du Chef élaborée de manière holistique
«J’ai le privilège de pouvoir faire évoluer ma cuisine en intégrant la façon de la déguster. Avec Vincent Debergé, nous développons des accords plus poussés. Le plaisir des yeux est magnifié, la couleur des saisons prenant désormais tout son éclat dans l’assiette. Nous espérons surprendre par notre approche intégrée et épurée valorisant l’exaltation des sens et cultivant l’inattendu» se réjouit Dominique Gauthier.

Chat BottéPlace aux menus et à la créativité des hôtes
Parmi les nouveautés, l’introduction d’un menu «retour du marché» à CHF 60.- à l’heure du déjeuner (amuse-bouche, entrée + plat; CHF 75.- avec dessert), un premier «menu de saison» à CHF 120.– le soir (3 services; CHF 150.– 4 services) auxquels s’ajoutent le grand «menu à thème» à CHF 190.- ainsi que le «menu découverte» inspiré de la carte à CHF 250.- (7 services réels + amuse-bouche et mignardises). Pour le dessert, une nouvelle formule fait place belle à la créativité des hôtes et du pâtissier: imaginez et composez votre dessert selon vos goûts, la magie s’opérera.

Le Chat-Botté, une histoire vouée à la gastronomie
Si le Chat-Botté a évolué dans le corps et l’esprit, son histoire remonte à 1967. «En vrai épicurien, mon père Fred Mayer exauce un rêve: l’ouverture d’un restaurant gastronomique. Il se lance alors dans des travaux importants pour édifier le Chat-Botté. Ce restaurant, premier établissement d’hôtel ouvert sur rue et flambeau de la gastronomie moderne, sera sa grande fierté et le reste pour les générations suivantes» relève Jacques Mayer, copropriétaire et président de Beau-Rivage. Au fil des époques, de grands Chefs s’y succèdent, tous étoilés. Le restaurant se fait rapidement apprécier comme l’une des grandes tables incontournables de Genève. Le talent de son Chef Dominique Gauthier et celui de sa brigade sont actuellement gratifiés d’un 18/20 Gault&Millau et d’1 étoile Michelin.

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